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Forêt en Virginie, USA Cette amie du W.C.V. m’a parlé d’un fait qui préoccupait aussi les personnes du centre : on était début avril, et la « saison des bébés » n’avait pas encore commencé. Ils ne savaient pas s’il fallait s’inquiéter en pensant qu’il n’y avait plus d’animaux, ou se réjouir que tout allait bien! Comme j’avais quelques photos de la forêt de là-bas, j’ai posé la question aux arbres, voilà leur réponse: « L’hiver a été long et dur. Les animaux n’ont pas encore eu leurs bébés pour la plupart. Ça commence à peine, ils auront bien assez de travail, qu’ils ne s’inquiètent pas, les naissances arrivent à grands pas. L’hiver était vraiment dur pour nous tous, il a fallu prendre au plus profond de nos ressources pour survivre. C’est pour cela que les animaux aussi ont commencé à se reproduire plus tard, tout comme nous ! Tout le cycle a été retardé, les insectes (abeilles) se sont réveillés plus tard, notre fécondation a aussi été retardée pour ceux qui ont besoin des insectes. Dis à ton amie que tout va bien, juste un peu de retard, c’est tout ! Les animaux vont bien, nous allons bien aussi, c’était long vraiment, mais on a tous survécu ! » 3 jours après Mon amie me téléphonait pour m’avertir que la « saison des bébés » avait enfin commencé. Ce jour-là, ils avaient recueillis 7 bébés écureuils, 6 bébés opossums, et 3 bébés lièvres ! Forêt de Montheron (VD) Je vais régulièrement me recueillir et méditer dans la forêt qui est près de mon lieu de travail pendant ma pause de midi. Suite à mon entretien avec les arbres de Virginie, je me suis demandé pourquoi je ne parlerais pas avec les arbres que je côtoie tous les jours ? Ils m’ont dit de bien belles choses, mais je voulais vous faire partager 2 phrases qui m’ont beaucoup touché : J’ai parlé du projet Pascua Lama au Chili (glacier menacé d’être exploité pour ses réserves de métaux précieux, ce qui polluerait gravement les cours d’eaux environnants) dont je venais d’entendre parler. Voici ce qu’ils m’ont dit : « Là-bas nos semblables s’occupent de sensibiliser les gens sur place. Ça ne sert à rien de vouloir changer le monde à l’autre bout de la Planète, s’il y a tant à faire ici ( …) ( …) Commence près de toi et autour de toi, ils feront autour d’eux et le cercle s’agrandira peu à peu. C’est une goutte dans l’océan … mais finalement l’océan est fait de milliards de gouttes !! Il faut bien les y mettre !! » La chose suivante est venue un moment après la fin de notre conversation. Je pensais au fait de prendre l’énergie des arbres, lorsque l’on est fatigué, mais ils m’ont vite corrigé sur le terme: « On ne dit pas : prendre l’énergie des arbres, mais partager leur énergie ! » |